donderdag 11 april 2013

Quand la France ose ...



Vendredi 5 Avril, il est 8 heures du matin quand débute l’édition  parisienne 2013  du Forum Osons la France. Là, vont se succéder sur scène des orateurs soigneusement choisis par Aude de Thuin et son équipe. Le thème de la journée c’est le verbe oser , conjugué à tous les temps. 


Plus de trente interventions, précisément minutées pour que le rythme soit soutenu et le propos concis. D’où cette tension jubilatoire entretenue par un enchaînement de témoignages qui portent autant d’optimisme que d’audace. Ouverture de l’esprit et de l’âme.


Les orateurs sont des partageurs de savoir oser en tous genres, ils instillent une énergie contagieuse. Résignation est certainement un mot qui a peu de place dans ces cheminements. Obstacles, difficultés oui, mais considérés seulement comme des facteurs de remise en question. Pour recommencer autrement mais avec autant d’opiniâtreté.

Je suis particulièrement touchée par Emmanuel Mignot fondateur de Teletech à Dijon qui a osé le bien-être au travail. Quand la qualité de vie au travail et l’épanouissement passent avant tout et quand la rentabilité est un moyen de mesure mais pas une fin. Un homme qui rend palpable la notion d’humanité au coeur de l'entreprise. 

Je suis secouée par Emmanuelle Duez, fondatrice de Women’Up et The Boson Project. Son intervention est ciselée et percutante, portée par une écriture forte et maitrisée." Il faudrait oser mettre la jeunesse au cœur des choix !" dit-elle avec ses tripes et une grâce inouie. Elle a filmé un peu à l’arrache des témoignages de jeunes. "Ne disons pas jeunes ose t-elle, nous sommes des Mickey". Il y a quelque chose de grand chez eux mais ils ne se prennent pas au sérieux. Apparaissent à l'écran des diplômés de grandes écoles en rupture de ban ou pas, des autodidactes, et autres profils aussi mixtes que la France peut l’être. Qui parlent de patriotisme sans ambage et du goût d'entreprendre. Je vous jure que ça donne envie d’être jeune, pas pour l’ovale du visage mais pour la sagesse débridée. 

Je suis emballée par Philippe Hayat, fondateur de 100 000 Entrepreneurs. Comment donner aux jeunes l’envie d’entreprendre? En allant raconter dans les classes le plaisir que procure cette aventure. Philippe Hayat cherche entrepreneurs partageurs prêts à donner un peu de leur temps dans les écoles, après une formation ad hoc. Ils sont déjà 10 000 à avoir franchi le pas et il parait qu’ils y prennent goût. Il parait aussi que les professeurs en redemandent. Qu’on se le dise.

Quand plus de 30 intervenants se succèdent pendant près de 12 heures, on pourrait s’attendre à des fluctuations du niveau d’énergie perçue. Tous ne me font pas vibrer de la même façon mais je ne décroche pas une seconde. Le rythme et le tissage des propos est habile à créer une dynamique qui perdure au-delà de la journée. Comme un exercice de co-construction en filigrane et une invitation à nous saisir de cette énergie.Une conclusion magistrale est donnée par Christian Monjou, professeur à Oxford et à l'ENS, que je choisis de résumer ainsi « Il faudrait oser ne pas rentrer dans l’exclusion mutuelle, il faudrait oser le ET à la place du OU. »

Une journée dopante d’optimisme !

Posté par Christine Cayré B&O France


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